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Economiste prévisionniste

Témoignage d'Antoine S.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Après une classe préparatoire MPSI/PSI*, j’ai intégré l’École centrale de Lyon en 2011. Très rapidement intéressé par la macroéconomie, j’ai réalisé une année de césure au magistère d’économie de l’université Paris I, en parallèle d’un stage au Haut Conseil des Finances Publiques, où j’ai commencé à suivre de près la conjoncture économique en France et en zone euro. J’ai complété ma formation d’ingénieur en obtenant un master à la Barcelona Graduate School of Economics et en réalisant mon stage de fin d’études au centre de recherche en économie internationale de Barcelone. J’ai ensuite réussi le concours d’adjoint de direction au profil scientifique de la Banque de France, et ai rejoint la Direction de la Conjoncture et des Prévisions Macroéconomiques de la Banque de France en octobre 2015.

Quelles sont vos missions au quotidien ?

Je suis chargé de suivre la conjoncture économique en France (enquêtes de conjoncture auprès des ménages et des chefs d’entreprise, indicateurs avancés d’emploi, d’activité, de commerce extérieur) et de réaliser des notes explicatives pour ma hiérarchie lorsque certains indicateurs conjoncturels surprennent. Par ailleurs, je participe à la prévision du PIB pour le trimestre en cours, qui est publiée chaque mois et reprise par les médias. Enfin, je réalise des études sur l’amélioration des outils de prévision, ou d’autres sujets dépendant souvent de la conjoncture économique. J’ai également participé à un groupe de travail avec la BCE et les autres banques centrales nationales de l’Eurosystème sur des questions liées à la politique monétaire européenne.

Pourquoi avoir choisi la Banque de France ?

J’avais envie de travailler sur des sujets opérationnels à dimension publique, tout en gardant la possibilité de faire de la recherche. C’est exactement ce que permet la Direction Générale des Études et Relations Internationales de la Banque de France. En effet, les prévisions de la Banque de France sur lesquelles je travaille sont scrutées par tous les acteurs économiques (État, banques et assurances, chefs d’entreprise, parfois aussi les ménages…) Et la Banque de France est une institution d’excellence, reconnue pour son expertise sur des sujets techniques et de plus en plus pour la qualité de ses travaux de recherche en économie.

Comment vous projetez-vous dans le futur ?

Après deux ans passés à la conjoncture, je suis maintenant en charge des prévisions d’inflation en France à court et moyen terme. C’est l’un des deux pôles de la prévision macroéconomique dans l’Eurosystème. J’aimerais ensuite rejoindre l’autre pôle : la prévision macroéconomique hors inflation (notamment le PIB et ses composantes). En parallèle, je développe un projet de thèse que j’aimerais réaliser tout en continuant de travailler à la Banque de France. À plus long terme, je songe également à effectuer une mobilité dans une institution européenne, avant de revenir à la Banque de France pour un poste de management.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaiterait exercer votre métier ?

Pour devenir économiste conjoncturiste/prévisionniste, au-delà d’une appétence pour la macroéconomie évidemment nécessaire, il est impératif d’avoir le goût des statistiques et de l’économétrie et ne pas avoir peur de programmer. En effet nous utilisons beaucoup de logiciels de statistiques au quotidien, et la maîtrise de ces logiciels, ainsi que des langages de programmation courants (C++, python, javascript), est hautement valorisée.

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